Attendue par la plupart d’entre nous comme la promesse d’une liberté nouvelle, la retraite est aussi une perspective qui peut stresser et notamment avec la confusion apportée par les réformes successives.
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Il existe plusieurs régimes de retraite différents en France.
• Le régime le plus courant est le régime général.
C'est celui des salariés du secteur privé (commerce, industrie, services, agriculture et agents non titulaires de l'Etat). Il est constitué du régime de base - la branche retraite de la Sécurité Sociale (ou de la MSA pour les salariés du secteur agricole), elle-même financée par les cotisations vieillesse des actifs - auquel s'adjoignent les régimes complémentaires obligatoires : Arrco pour les non cadres, Arrco et Agirc pour les cadres (et Ircantec pour les agents non titulaires de l'Etat). Obligatoires, ces régimes assurent un minimum de revenus. Le salarié est libre de le compléter de façon collective si son employeur le permet (épargne salariale et régimes supplémentaires) ou individuelle, grâce au régime facultatif de retraite par capitalisation de type Plan d'Epargne Retraite Populaire (PERP).
• Le secteur public bénéficie d'un régime spécial, composé d'un régime unique (et non un régime de base et un régime complémentaire).
Les fonctionnaires bénéficient en plus, depuis 2005, d'un régime additionnel obligatoire prenant en compte les primes jusqu'à concurrence de 20 %. Ils peuvent, par ailleurs, compléter leur retraite en souscrivant aux régimes facultatifs de retraite par capitalisation, dont le plus connu est Préfon. Il existe aussi d'autres "régimes spéciaux", tels que ceux accordés aux agents de la RATP, SNCF...
• Les professions libérales, les artisans, les commerçants et les agriculteurs non salariés profitent eux aussi d'un fonctionnement qui mixe régime collectif par répartition (CNAVPL pour les professions libérales, RSI pour les artisans et commerçants, MSA pour les exploitants agricoles) et possibilité de compléter leur retraite de façon individuelle ou collective (contrats Madelin, Fonlib).
Pour plus d'informations sur vos régimes de retraite consultez le site www.info-retraite.fr ou le site du gouvernemental www.retraites.gouv.fr
La loi de réforme des retraites du 9 novembre 2010 ne modifie pas les modalités de calcul des pensions de retraite, mais elle porte sur les paramètres qui interviennent dans le mode de calcul, notamment l'âge minimum légal de départ à la retraite, l'âge d'attribution automatique du taux plein et la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein.
• Recul des deux bornes d'âge et allongement de la durée d'assurance
L'âge minimum de la retraite, celui à partir duquel il est possible de demander le versement de sa retraite, passera progressivement de 60 ans à 62 ans en 2018. Cette mesure concerne les générations nées en 1956 et après. Parallèlement, l'âge du taux plein, celui à partir duquel la retraite est automatiquement calculée à taux plein, quelle que soit la durée d'assurance de l'assuré, passera de 65 ans à 67 ans en 2023. D'ici là, le relèvement de ces deux bornes d'âge se fait de manière progressive, au rythme de 4 mois supplémentaires par génération. Enfin, la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein - avant l'âge du taux plein - va continuer à augmenter, au fil des générations, au moins jusqu'en 2020. La réforme prévoit que la durée d'assurance applicable à chaque génération est désormais fixée par décret avant la fin de l'année civile de la 56ème année.
Par exemple, pour les assurés nés en 1955, la durée d'assurance applicable à leur génération doit être fixée au plus tard avant la fin de l'année 2011, celle applicable aux assurés nés en 1956 doit être connue avant le 31 décembre 2012, etc.
En cas de décès d'un assuré, tous les régimes de retraite prévoient des systèmes de réversion des pensions de retraite au profit du conjoint, ou de l'ex-conjoint, hors partenaire pacsé ou concubin, mais avec de grandes disparités dans les conditions d'attribution :
•certains font de la pension de réversion un droit minimum pour tous et l'accordent donc sans condition de non remariage mais avec conditions de ressources au conjoint ou ex-conjoint survivant ;
•d'autres font de la pension de réversion un droit acquis du couple dans le prolongement de la pension du défunt, sous réserve que le conjoint ou l'ex-conjoint survivant ne soit pas remarié ou en concubinage.
Selon les régimes, le taux de réversion de la pension de retraite est de 50 %, 54 % ou 60 %.
C'est un droit, créé par la loi du 21 aout 2003. Chaque assuré est ainsi amené à recevoir tous les 5 ans, à partir de ses 35 ans, un courrier commun des organismes de retraite obligatoire auxquels il a cotisé. Ce courrier récapitule l'ensemble de ses droits acquis et comporte, à partir de 55 ans, une estimation de sa future retraite, retraite de base et complémentaire.
Pour plus d'informations sur vos régimes de retraite consultez le sitewww.info-retraite.fr ou le site gouvernemental www.retraites.gouv.fr